Plus de 66 pays proposent désormais un visa dédié aux nomades numériques en 2026. Ce qui n’était qu’une niche en 2020 — quand l’Estonie lançait le tout premier visa digital nomad — est devenu un phénomène mondial. Selon les dernières données de la Commission européenne, le nouveau système EES (Entry/Exit System), opérationnel depuis octobre 2025, renforce le contrôle aux frontières Schengen et rend les visas dédiés plus importants que jamais. L’ère du « visa touriste et on verra bien » touche à sa fin. En 2026, la tendance est au Slomading : rester 3 à 6 mois au même endroit, s’intégrer localement, optimiser sa fiscalité et construire une vraie routine de travail. Nous avons analysé les 12 meilleurs visas digital nomad — conditions, coûts, fiscalité, qualité de vie, internet — pour vous aider à choisir votre prochaine base de télétravail.
1. Thaïlande — Le Destination Thailand Visa (DTV)

Le game changer de l’Asie du Sud-Est
La Thaïlande a révolutionné le paysage nomade avec son Destination Thailand Visa (DTV), pleinement opérationnel en 2026. Valide 5 ans avec entrées multiples, il permet des séjours de 180 jours par entrée — extensibles une fois. C’est la fin des fameux « visa runs » qui poussaient les nomades à traverser la frontière tous les mois. Le e-visa est disponible mondialement depuis janvier 2025, et les frais s’élèvent à environ 400 USD.
Le rapport qualité-prix reste imbattable. Chiang Mai demeure le hub historique avec ses dizaines d’espaces de coworking, sa cuisine de rue légendaire et sa communauté d’expatriés. Mais le DTV ouvre aussi la porte aux amateurs de cours de cuisine ou de Muay Thai (catégorie « Soft Power »), élargissant l’accès bien au-delà des profils tech. Attention cependant : si vous restez plus de 180 jours par an, la question de la résidence fiscale se pose — la Thaïlande a commencé à taxer certains revenus étrangers rapatriés depuis 2024.
- Demander le e-visa en ligne (traitement ~30 jours)
- Prévoir une assurance santé couvrant la durée du séjour
- Éviter Chiang Mai en mars-avril (burning season, qualité de l’air dangereuse)
- Privilégier Ko Lanta ou Ko Phangan pendant la saison des brûlis
2. Espagne — La Ley de Startups et la Loi Beckham

L’équilibre parfait en Europe
L’Espagne reste le champion d’Europe en 2026 grâce à sa Ley de Startups. Le visa télétravail permet de résider 1 an, renouvelable jusqu’à 5 ans. Le véritable atout ? La Loi Beckham : sous certaines conditions, vous bénéficiez d’un taux d’imposition forfaitaire de 24 % sur les revenus jusqu’à 600 000 €. C’est l’un des régimes fiscaux les plus compétitifs d’Europe occidentale pour les travailleurs à distance.
La fibre optique couvre la quasi-totalité du territoire, et le style de vie méditerranéen — terrasses, tapas, plages — attire massivement. Les Îles Canaries (Tenerife, Gran Canaria) constituent un cas particulier : climat printanier toute l’année, fuseau horaire aligné sur Londres, et zone ZEC fiscalement avantageuse. En 2026, certains consulats ont mis à jour les barèmes avec des seuils indexés au Salaire Minimum Interprofessionnel (SMI).
- Vérifier les barèmes 2026 auprès du consulat espagnol de votre pays
- Étudier l’éligibilité à la Loi Beckham avant l’installation
- Considérer Valence ou Alicante plutôt que Barcelone (30 % moins cher)
- Explorer les Canaries pour le fuseau horaire GMT et le climat constant
3. Portugal — Le visa D8 et le régime ITS

Le classique européen en pleine mutation
Le Portugal reste une destination phare, mais les règles ont changé. Le visa D8 pour nomades numériques exige un revenu minimum de quatre fois le salaire minimum portugais, soit environ 3 480 €/mois en 2026. Le célèbre régime NHR (Non-Habitual Resident) a pris fin en janvier 2024, remplacé par le régime ITS (Incentivo Fiscal à l’Investigation Scientifique et Innovation) avec un taux forfaitaire de 20 % — toujours attractif, mais plus restrictif dans ses conditions d’éligibilité.
Lisbonne et Porto restent des capitales cosmopolites avec une scène tech dynamique, d’excellents espaces de coworking et une qualité de vie remarquable. La fibre optique est omniprésente en ville (200+ Mbps courants). Le coût de la vie a cependant considérablement augmenté ces dernières années, poussant de nombreux nomades vers des villes comme Madère (avec son programme « Digital Nomads Madeira ») ou Faro dans l’Algarve.
- Vérifier l’éligibilité au nouveau régime ITS (remplace le NHR)
- Considérer Madère ou l’Algarve pour un coût de la vie inférieur
- Anticiper des délais administratifs de 2-3 mois pour le visa D8
- Ouvrir un NIF (numéro fiscal portugais) dès l’arrivée
4. Croatie — Jusqu’à 18 mois sur l’Adriatique

Le cadre européen le plus lisible
La Croatie offre l’un des cadres les plus transparents d’Europe pour les nomades numériques. En 2026, le Ministère de l’Intérieur a étendu la durée maximale à 18 mois (contre 12 auparavant) et publie des seuils explicites : 3 295 €/mois de revenus, ou des alternatives en épargne (39 540 € pour 12 mois, 59 310 € pour 18 mois). Après expiration, un nouveau dépôt est possible après 6 mois de carence.
Si Dubrovnik et Split attirent les foules estivales, la vraie pépite pour les nomades est Rijeka : ville portuaire vivante, loyers raisonnables, et accès rapide aux îles de Krk et Cres pour les week-ends. La Croatie, membre de la zone euro et de l’espace Schengen depuis 2023, offre un cadre juridique stable et une qualité de vie méditerranéenne à des prix encore abordables.
- Réunir les preuves de revenus des 6 derniers mois
- Interdiction de travailler pour des entités croates (condition du visa)
- Explorer Rijeka comme alternative à Split/Dubrovnik
- Planifier la période de carence de 6 mois si renouvellement prévu
5. Grèce — La Méditerranée accessible

Vie quotidienne agréable et coûts maîtrisés
La Grèce propose un Digital Nomad Visa avec un revenu minimum autour de 3 500 €/mois et des frais administratifs relativement bas (75 € + 150 €). Le programme « Work From Greece » facilite les démarches et fournit des guides détaillés.
L’atout majeur : le coût de la vie. Thessalonique, deuxième ville du pays, offre une vie quotidienne à partir de 1 050 €/mois en mode économe — universitaire, cosmopolite, avec un front de mer spectaculaire. Le piège classique ? Les îles en été : wifi aléatoire, prix gonflés et foule. La stratégie gagnante est de s’installer à Thessalonique ou Athènes au printemps/automne, et de réserver les escapades insulaires pour les périodes hors saison. Internet fixe coûte environ 27 €/mois (fibre disponible dans les grandes villes).
- Privilégier Thessalonique pour un coût de vie optimal
- Éviter les îles en juillet-août (surpeuplement + wifi instable)
- Vérifier la convention fiscale avec votre pays d’origine
- Anticiper la résidence fiscale si séjour > 183 jours
6. Estonie — Le pionnier numérique

Le pays le plus digitalisé au monde
L’Estonie a lancé le premier visa digital nomad au monde en 2020, et reste en 2026 une référence en matière de services numériques. Le Digital Nomad Visa est disponible en version courte (type C, 90 jours, 80 €) ou longue (type D, 1 an, 100 €). Le seuil de revenus est exigeant : 4 500 €/mois brut sur les 6 mois précédant la demande, avec une décision sous 30 jours.
Le programme e-Residency (distinct du visa) permet de créer et gérer une entreprise européenne 100 % en ligne — un complément idéal pour les freelances. La vraie pépite ? Tartu, ville universitaire, bien plus calme que Tallinn, avec des loyers accessibles et des espaces de coworking tranquilles. L’internet est parmi les plus rapides d’Europe (~32 €/mois pour la fibre). Le principal inconvénient : le climat rude de novembre à mars.
- Préparer 6 mois de relevés bancaires prouvant 4 500 €/mois
- Explorer le programme e-Residency pour les freelances
- Considérer Tartu comme alternative à Tallinn (moins cher, plus calme)
- Prévoir des vêtements chauds si séjour hivernal
7. Colombie — Le hub latino-américain le plus abordable

Un printemps éternel à prix imbattable
La Colombie propose l’un des visas nomades les plus généreux au monde : le Visa V Nómadas Digitales, valable 2 ans, avec un seuil de revenus parmi les plus bas du marché (~900 $/mois, soit 3 salaires minimums légaux). Medellín reste la capitale autoproclamée des nomades numériques grâce à son climat printanier permanent (« Ciudad de la Eterna Primavera »), ses cafés, et un coût de la vie qui permet un style de vie confortable pour 1 000 à 1 500 €/mois.
Attention au piège fiscal : si vous restez plus de 183 jours, vous devenez résident fiscal colombien. Le fuseau horaire UTC-5 est parfaitement aligné avec les États-Unis, ce qui en fait un choix stratégique pour les freelances travaillant avec des clients américains. L’internet est fiable en ville (fibre 100+ Mbps disponible dans les grandes villes).
- Explorer Manizales ou Pereira (zone café) comme alternative à Medellín
- Surveiller la règle des 183 jours pour la résidence fiscale
- Privilégier décembre à mars (saison sèche)
- Souscrire une assurance santé internationale (obligatoire)
8. Indonésie (Bali) — Le visa E33G Second Home

L’île des nomades, version légale
Bali est la destination nomade iconique, et l’Indonésie a enfin créé un cadre légal adapté. Le visa E33G « Second Home » permet de séjourner 1 an, renouvelable, et ouvre l’accès à tout l’archipel. C’est la sortie officielle de la zone grise qui obligeait les nomades à jongler entre visas touristiques et « visa runs » vers Singapour.
Canggu reste le hub international avec ses dizaines de coworkings (Dojo, Outpost, Tropical Nomad), mais la saturation et la hausse des prix poussent de nombreux nomades vers Ubud (plus calme, ambiance spirituelle) ou même Lombok (île voisine, moins touristique). L’internet s’est considérablement amélioré : la fibre est disponible dans les zones nomades principales. Le coût de la vie permet un style de vie luxueux — villa avec piscine, scooter, restaurants quotidiens — pour 1 500 à 2 000 €/mois.
- Vérifier les conditions exactes du visa E33G (preuves de fonds requises)
- Tester la connexion internet du logement avant de signer un bail
- Considérer Ubud ou Lombok comme alternatives à Canggu
- Prévoir un routeur 4G de backup (coupures possibles en saison des pluies)
9. Malaisie — Le programme DE Rantau

Le luxe abordable en Asie
Le programme DE Rantau, géré par le MDEC (Malaysia Digital Economy Corporation), est l’un des plus structurés d’Asie. Les frais sont de MYR 1 000 (~200 €) pour le demandeur principal, avec la possibilité d’inclure des dépendants. Les seuils de revenus varient selon le profil : 24 000 $/an pour les profils tech, 60 000 $/an pour les autres.
Kuala Lumpur offre un luxe abordable : piscines à débordement sur les toits, centres commerciaux climatisés, et anglais largement parlé. Penang (George Town) séduit par son patrimoine UNESCO, sa gastronomie exceptionnelle et une ambiance plus détendue. En 2026, le programme a étendu ses « hubs certifiés » à de nouvelles destinations comme Terengganu sur la côte est. Internet fibre est standard en ville.
- Choisir entre Kuala Lumpur (moderne, luxe), Penang (culture, food) ou Langkawi (île, détente)
- Vérifier la catégorie de revenus (tech vs non-tech)
- Explorer les hubs DE Rantau certifiés pour des avantages spécifiques
- Profiter du climat équatorial — agréable toute l’année
10. Costa Rica — Pura Vida et exonération fiscale

Nature, stabilité et zéro impôt local
Le Costa Rica se distingue par un avantage fiscal majeur : le programme Estancia for Remote Workers prévoit une exonération d’impôt sur les revenus déclarés, ainsi que des avantages sur l’importation de matériel et d’équipement personnel. Le visa est valable 1 an, renouvelable une fois (à condition d’avoir passé au moins 180 jours sur le territoire la première année).
Côté qualité de vie, c’est la biodiversité qui fait la différence : volcans, forêts tropicales, plages sur deux océans. La Vallée centrale (San José, Cartago) offre la meilleure stabilité internet et l’accès aux services, tandis que les côtes (Santa Teresa, Tamarindo) séduisent les surfeurs mais souffrent d’une connexion moins fiable. Le pays est politiquement stable, sûr, et dispose d’un excellent système de santé.
- S’installer dans la Vallée centrale pour un internet stable
- Réserver les escapades plage pour les week-ends
- Prévoir le renouvellement : 180 jours minimum la première année
- Souscrire une assurance santé conforme aux exigences du visa
11. Dubaï (EAU) — Le luxe à 0 % d’impôt

Infrastructure mondiale, fiscalité zéro
Dubaï joue dans une catégorie à part avec son Virtual Working Programme. L’argument massue : zéro impôt sur le revenu. Combiné à une infrastructure de classe mondiale (internet ultra-rapide, transports, sécurité, hôpitaux), c’est le choix premium par excellence. Le seuil d’entrée est à 5 000 $/mois de revenus, ce qui filtre les profils mais garantit un environnement professionnel.
Le coût de la vie est élevé — comptez 3 000 à 5 000 €/mois pour vivre confortablement — mais pour les hauts revenus, l’économie fiscale compense largement. Dubaï est aussi un carrefour stratégique : à mi-chemin entre l’Europe et l’Asie, avec des vols directs vers quasiment toutes les grandes métropoles. Le principal inconvénient ? Le climat : de juin à septembre, les températures dépassent régulièrement 45 °C, rendant la vie extérieure quasi impossible.
- Calculer l’économie fiscale réelle vs coût de la vie élevé
- Privilégier la période octobre-avril (climat supportable)
- Vérifier les conventions de double imposition avec votre pays
- Prévoir un budget logement conséquent (principal poste de dépense)
12. Japon — L’immersion premium en 6 mois

Sécurité, technologie et discipline
Le Japon a choisi un modèle élitiste : le visa Digital Nomad, lancé en mars 2024, est limité à 6 mois, non renouvelable immédiatement, et exige un revenu annuel minimum de 10 millions de yens (~60 000 €) ainsi qu’une assurance d’au moins 10 millions de yens. C’est un visa pour les profils très qualifiés qui cherchent une immersion productive et culturelle intense.
Fukuoka est le secret le mieux gardé : désignée « Startup City » par le gouvernement, elle offre des loyers 30 % moins chers que Tokyo, une communauté tech vibrante, et un accès direct à la mer et à la campagne de Kyushu. L’internet japonais est parmi les plus rapides au monde. Le défi principal : le visa ne donne pas droit à une carte de résident (Zairyu Card), ce qui complique les baux classiques — optez pour des « Share Houses » (Oakhouse, Sakura House) ou des locations meublées courte durée.
- Planifier le séjour comme un « bootcamp » de 6 mois avec objectifs clairs
- Privilégier Fukuoka pour le rapport qualité-prix
- Réserver un Share House ou logement meublé (pas de Zairyu Card)
- Viser mars-mai (cerisiers) ou octobre-novembre (feuillages d’automne)
Tableau comparatif des 12 meilleurs visas digital nomad 2026
| Pays | Durée max. | Revenu min. | Coût de vie/mois | Fiscalité | Atout principal |
|---|---|---|---|---|---|
| 🇹🇭 Thaïlande | 5 ans (multi-entrées) | Variable | 1 200 – 2 000 € | Attention revenus rapatriés | Flexibilité + rapport qualité-prix |
| 🇪🇸 Espagne | 5 ans | ~2 700 €/mois | 2 000 – 3 000 € | Loi Beckham 24 % | Qualité de vie + fiscalité |
| 🇵🇹 Portugal | 2 ans | ~3 480 €/mois | 2 000 – 3 500 € | ITS 20 % (remplace NHR) | Écosystème tech + Madère |
| 🇭🇷 Croatie | 18 mois | 3 295 €/mois | 1 200 – 2 500 € | Pas d’impôt local (DN) | Cadre transparent + Adriatique |
| 🇬🇷 Grèce | 1 an (renouvelable) | ~3 500 €/mois | 1 050 – 2 500 € | Attention > 183 jours | Coût de vie le plus bas d’Europe |
| 🇪🇪 Estonie | 1 an | 4 500 €/mois | 1 350 – 2 850 € | e-Residency pour entreprise UE | Services 100 % numériques |
| 🇨🇴 Colombie | 2 ans | ~900 $/mois | 1 000 – 1 800 € | Résident fiscal > 183 jours | Le plus abordable + 2 ans |
| 🇮🇩 Indonésie | 1 an (renouvelable) | Variable | 1 200 – 2 500 € | Pas d’impôt sur revenus étrangers | Style de vie tropical + coworking |
| 🇲🇾 Malaisie | 2 ans (12+12) | 24 000 $/an (tech) | 1 000 – 1 800 € | Pas d’impôt sur revenus étrangers | Luxe abordable + anglophone |
| 🇨🇷 Costa Rica | 2 ans (1+1) | 3 000 $/mois | 1 500 – 2 500 € | Exonération revenus étrangers | Nature + exonération fiscale |
| 🇦🇪 Dubaï | 1 an | 5 000 $/mois | 3 000 – 5 000 € | 0 % impôt sur le revenu | Zéro impôt + hub mondial |
| 🇯🇵 Japon | 6 mois | ~60 000 €/an | 2 500 – 4 500 € | Pas de résidence fiscale (6 mois) | Immersion culturelle unique |
Questions fréquentes sur les visas digital nomad en 2026
Dois-je payer des impôts dans le pays où j’ai un visa digital nomad ?
Cela dépend du pays et de la durée de votre séjour. La règle générale : si vous restez plus de 183 jours dans un pays, vous risquez de devenir résident fiscal (c’est le cas en Colombie, en Espagne, en Grèce). Cependant, certains visas prévoient explicitement une exonération des revenus de source étrangère — c’est le cas du Costa Rica, du Cap-Vert, et dans une certaine mesure de Dubaï (0 % d’impôt sur le revenu). La Croatie exclut spécifiquement les nomades numériques de l’impôt local. Vérifiez toujours les conventions de double imposition entre votre pays d’origine et le pays d’accueil, et consultez un fiscaliste international avant un séjour prolongé.
Un visa touriste suffit-il pour télétravailler à l’étranger ?
Juridiquement, c’est une zone grise dans la plupart des pays. « Travailler » est généralement interdit en visa touriste, mais « gérer ses affaires à distance » est souvent toléré. Cependant, en 2026, les contrôles se renforcent : le système EES (Entry/Exit System) de l’UE trace désormais précisément les entrées/sorties dans l’espace Schengen, et le non-respect du 90/180 peut entraîner des interdictions de territoire. Il est fortement recommandé d’utiliser les visas dédiés (DTV, Nomad Visa, DE Rantau) pour éviter tout problème. Les visas nomades offrent aussi des avantages pratiques : bail locatif, ouverture de compte bancaire, accès aux soins.
Quelle assurance santé choisir en tant que digital nomad ?
La plupart des visas exigent une preuve d’assurance santé internationale couvrant la durée du séjour. Les leaders du marché en 2026 sont SafetyWing (Nomad Insurance, à partir de ~45 $/mois), Genki (spécialisé Europe/Asie), et World Nomads. Le Japon impose une couverture minimale de 10 millions de yens (~60 000 €). L’Italie exige au moins 30 000 €. Vérifiez systématiquement que votre assurance couvre le pays de destination, les évacuations médicales, et le rapatriement. Pour les séjours longs (>6 mois), un contrat d’expatrié peut être plus avantageux qu’une assurance voyage classique.
Puis-je emmener ma famille avec un visa digital nomad ?
Oui, la majorité des visas nomades récents incluent des dispositions pour les dépendants (conjoint et enfants). L’Espagne, la Thaïlande (DTV), la Malaisie (DE Rantau), le Japon, la Croatie et le Costa Rica le permettent explicitement. Attention : cela augmente généralement le seuil de revenus requis (souvent +50 % pour le conjoint, +25 % par enfant) et les frais administratifs. En Malaisie, chaque dépendant coûte MYR 500 supplémentaires. Prévoyez des documents traduits et apostillés (actes de naissance, certificat de mariage) — les délais administratifs sont souvent plus longs pour les dossiers familiaux.
Quel débit internet minimum faut-il pour le télétravail ?
Pour la visioconférence (Zoom, Teams, Google Meet), visez un minimum de 20 Mbps en descente et 5 Mbps en montée. Pour le streaming vidéo ou le partage de fichiers volumineux, 50 Mbps+ est préférable. Toutes les destinations citées dans cet article offrent la fibre optique (100+ Mbps) dans les grandes villes. La bonne pratique des nomades expérimentés : toujours avoir un plan B — une eSIM locale avec forfait data (4G/5G) et un coworking ou café « de secours » repéré à l’avance. Starlink est désormais disponible dans la plupart des pays et constitue un backup viable pour les zones rurales.
Qu’est-ce que le « Slomading » et pourquoi est-ce la tendance 2026 ?
Le Slomading (« Slow Nomading ») est la tendance dominante en 2026. Au lieu de changer de pays chaque mois, les nomades restent 3 à 6 mois au même endroit. Les avantages sont multiples : meilleure productivité (pas de fatigue liée aux déplacements constants), économies (tarifs de location longue durée), intégration locale plus profonde, et empreinte carbone réduite. Cette approche est d’ailleurs encouragée par les visas de longue durée comme le DTV thaïlandais (5 ans), le visa colombien (2 ans) ou le permis croate (18 mois). Le Slomading transforme le nomadisme numérique d’un mode de vie « touriste permanent » en une stratégie de vie internationale structurée.
Qu’est-ce que l’ETIAS et quel impact pour les nomades en Europe ?
L’ETIAS (European Travel Information and Authorisation System) est une autorisation de voyage électronique annoncée pour le dernier trimestre 2026 par la Commission européenne, au coût de 7 €. Elle cible les voyageurs exemptés de visa pour les courts séjours dans l’espace Schengen (Américains, Canadiens, Australiens, etc.). L’ETIAS ne remplace pas un visa digital nomad, mais ajoute une couche administrative pour la « phase test » en touriste. Combiné au système EES (déjà opérationnel), cela signifie que les séjours touristiques en Europe sont désormais beaucoup plus tracés — une raison supplémentaire d’opter pour un vrai visa nomade si vous prévoyez de rester longtemps.
Quels sont les pièges les plus courants dans les demandes de visa nomade ?
Les trois causes principales de refus sont : 1) Assurance non conforme — montant insuffisant, territoire non couvert, ou exclusions trop larges (le Japon et l’Italie sont particulièrement stricts sur ce point). 2) Revenus mal documentés — relevés bancaires incomplets, contrats de freelance trop vagues, ou absence de preuves sur plusieurs mois (la Croatie et l’Estonie exigent 6 mois de preuves). 3) Contrat de travail ambigu — l’employeur doit explicitement autoriser le travail à distance depuis l’étranger (l’Espagne vérifie ce point systématiquement). Conseil : préparez votre dossier 2 à 3 mois à l’avance, faites traduire et apostiller tous les documents nécessaires, et consultez le site du consulat du pays de destination pour les exigences exactes.
Sources et références
- Royal Thai Embassy — Destination Thailand Visa (DTV) — Conditions, frais et procédure du visa nomade thaïlandais
- Ministerio de Asuntos Exteriores — Visado de Teletrabajo — Visa télétravail espagnol (Ley de Startups)
- Ministère de l’Intérieur croate — Digital Nomad Stay — Conditions détaillées, seuils et durées
- Ministère des Affaires étrangères grec — Digital Nomad Visa — Programme nomade numérique grec
- Work From Greece — Guide complet du visa nomade en Grèce
- Visit Estonia — Digital Nomad Visa — Le premier visa nomade au monde
- Cancillería Colombia — Visa V Nómadas Digitales — Visa nomade colombien
- MDEC — DE Rantau Nomad Pass — Programme malaisien pour nomades numériques
- Visit Costa Rica — Digital Nomads — Conditions du visa remote worker
- Dentons — Costa Rica Digital Nomad Visa Law — Analyse juridique du cadre fiscal
- Ministry of Justice Japan — Digital Nomad Visa — Conditions du visa nomade japonais
- Japan Travel — Digital Nomad Visa Guide — Guide touristique officiel
- Consulat d’Italie — Digital Nomad Visa — Procédure et documents requis
- Commission européenne — Entry/Exit System (EES) — Nouveau système de contrôle aux frontières
- Commission européenne — ETIAS — Autorisation de voyage électronique (prévue fin 2026)
Recherche effectuée le 7 février 2026 à partir de sources officielles gouvernementales et institutionnelles. Les conditions, seuils de revenus, frais et régimes fiscaux peuvent évoluer — vérifiez systématiquement les informations sur les sites officiels des ambassades et consulats avant toute démarche.
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