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Le Gozan no Okuribi 2026 a lieu le dimanche 16 août à Kyoto, avec l’allumage du premier feu, le Daimonji, à 20h00 précises. Quatre autres brasiers s’embrasent successivement sur les montagnes qui encerclent la ville, à environ cinq minutes d’intervalle. L’accès aux points de vue publics, comme le delta de la Kamogawa, est gratuit, mais les meilleurs emplacements se remplissent dès la fin d’après-midi. Fait peu connu : les lumières extérieures de la ville s’éteignent de 19h50 à 20h50 pour l’occasion. Réservez votre hébergement à Kyoto plusieurs mois à l’avance, la période de l’Obon fait grimper les tarifs de 30 à 50 %.

Chaque année le 16 août, cinq immenses brasiers s’allument sur les montagnes qui encerclent Kyoto pour raccompagner les esprits des ancêtres vers l’au-delà. Le Gozan no Okuribi, souvent réduit à son feu le plus célèbre, le Daimonji, clôture ainsi la période de l’Obon dans un silence largement préservé : pas de feu d’artifice, pas de stands de nourriture sur les sites d’allumage, et même les lumières de la ville qui s’éteignent le temps du spectacle. Voici ce qu’il faut savoir pour vivre cette soirée à Kyoto en 2026 : les horaires des cinq feux, où les observer, la vraie histoire des lanternes flottantes (qui ne sont pas sur la rivière Kamo) et les pièges à éviter.

Gozan no Okuribi 2026 : date, horaires et les cinq feux à connaître

Promeneuses en kimono dans une ruelle d'Higashiyama à la tombée du jour, pagode Yasaka en arrière-plan
Photo par Sorasak sur Unsplash

Cinq brasiers pour dire au revoir aux ancêtres

Dimanche 16 août 2026 Daimonji allumé à 20h00 5 feux sur 5 montagnes Accès public gratuit

Le Gozan no Okuribi (五山送り火, littéralement « les feux d’adieu des cinq montagnes ») est le rituel qui clôt chaque année la période de l’Obon, la fête bouddhiste des ancêtres célébrée du 13 au 16 août. Le terme « Daimonji » désigne à proprement parler le premier et le plus célèbre des cinq feux, celui qui dessine le caractère 大 (« grand »), mais il est souvent employé pour désigner l’ensemble de la cérémonie, y compris au Japon, selon Wikipedia.

Pour 2026, la date est confirmée sans ambiguïté par l’office du tourisme officiel de la ville : ja.kyoto.travel et sa version anglaise kyoto.travel concordent sur un allumage du Daimonji à 20h00 le dimanche 16 août. Contrairement à des fêtes calées sur un calendrier lunaire, le Gozan no Okuribi a une date traditionnellement fixe chaque année : il ne s’agit donc pas d’un événement à risque de décalage. Le principe est celui du « pluie décide » (雨天決行) : la cérémonie a lieu même sous la pluie, et aucune annulation totale n’a été enregistrée en plus de soixante ans, hormis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les cinq feux s’allument dans cet ordre, à environ cinq minutes d’intervalle, chacun brûlant une trentaine de minutes :

FeuMontagne / quartierAllumage
Daimonji (大)Nyoigatake, Higashiyama20h00
Myō-Hō (妙・法)Matsugasaki20h05
Funagata (船形)Nishi-Kamo20h10
Hidari Daimonji (左大文字)Daikitayama20h15
Toriigata (鳥居形)Sagano20h20

Le Daimonji seul mesure trois traits de 80, 160 et 120 mètres de long à flanc de montagne, selon Japan Experience. L’ensemble du spectacle se déroule entre 20h00 et environ 20h50, le moment où les cinq brasiers sont visibles simultanément (pour qui dispose d’un point de vue dégagé) se situant vers 20h30.

Points forts

  • Date fixe chaque année, sans risque de report lié au calendrier
  • Cérémonie complète en cinquante minutes environ, de 20h00 à 20h50
  • Accès gratuit à l’immense majorité des points de vue publics
Conseil Pixidia : une citation résume bien l’esprit du Gozan no Okuribi : « choisir un seul feu à observer est plus réaliste, et davantage dans l’esprit de l’événement, que de vouloir courir après les cinq. » Ce n’est pas un feu d’artifice, c’est une cérémonie religieuse à vivre avec sobriété.
Kyoto Gion : promenade nocturne dans le quartier des geishas 32,61€ par adulte (base 2 pers.) le soir du Gozan no Okuribi · 4.8 (1058 avis)

Le sens du rituel : pourquoi cinq feux, et depuis quand ?

Ruelles de pierre du quartier de Gion, à Higashiyama, près du mont Daimonji
Photo par Julien sur Unsplash

Un adieu bouddhiste dont l’origine exacte reste débattue

Bien culturel immatériel depuis 1983 Document le plus ancien : 1603 10 montagnes à l’origine, 5 depuis 1868 Organisé par 5 associations

Selon la croyance de l’Obon, les esprits des ancêtres reviennent dans le monde des vivants du 13 au 16 août ; le Gozan no Okuribi les raccompagne vers l’au-delà à la lumière des flammes, selon la Japan National Tourism Organization. L’origine exacte du rituel ne fait pas consensus : une théorie l’attribue au moine bouddhiste Kūkai (période Heian, 794-1185), une autre au shogun Ashikaga Yoshimasa au milieu de la période Muromachi. Le document le plus ancien attestant sa pratique est un journal de noble de cour daté de 1603, selon les recherches consolidées sur le sujet. La forme actuelle se serait stabilisée entre le milieu de la période Muromachi et le milieu de la période Edo, sans document unique faisant autorité.

Un fait peu connu : il y avait à l’origine dix montagnes embrasées, réduites à cinq seulement après 1868 (ère Meiji), selon les recherches menées par l’université de Kyoto, dont certains toits du campus offrent d’ailleurs un point de vue prisé des étudiants. Depuis 1983, le Gozan no Okuribi est un Bien culturel folklorique immatériel désigné par la ville de Kyoto. Il n’est pas organisé par la municipalité mais par une fédération de cinq associations communautaires distinctes, la Gozan Okuribi Rengōkai, une par feu. Certaines familles assurent une charge quasi héréditaire de la coupe du bois et de l’empilage des fagots sur les pentes, en plein hiver.

Attention à ne pas confondre cet événement avec le Nara Daimonji Okuribi, homonyme organisé la veille (15 août) sur le mont Wakakusa à Nara, dédié aux morts de guerre : en 2019, une fausse rumeur d’annulation du feu de Kyoto s’était répandue en ligne à la suite d’une confusion avec des restrictions ayant touché celui de Nara, selon le Kyoto Shimbun. Si l’ambiance solennelle du Daimonji vous plaît, le Gion Matsuri, un mois plus tôt, montre un visage beaucoup plus festif de Kyoto en été.

Points forts

  • Désigné Bien culturel folklorique immatériel de Kyoto depuis 1983
  • Nombre de montagnes réduit de 10 à 5 après 1868, un fait rarement évoqué
  • Organisé par des associations communautaires, pas par la municipalité
Conseil Pixidia : ne confondez pas le Gozan no Okuribi de Kyoto (16 août) avec le Nara Daimonji Okuribi (15 août) : ce sont deux cérémonies distinctes, dans deux villes différentes, avec des vocations différentes.

Où regarder les feux : Kamogawa, Yoshida-jinja et les spots alternatifs

Berges de la rivière Kamogawa à Kyoto en fin de journée, quartier animé au bord de l'eau
Photo par Thien Nguyen sur Unsplash

Le delta de la Kamogawa, point de vue le plus populaire

Demachiyanagi, delta de la Kamogawa Funaoka-yama : 4 feux sur 5 Lumières éteintes 19h50-20h50 Rooftops premium : 8 000 à 30 000+ ¥

Le point de vue public le plus simple d’accès reste le delta de la rivière Kamogawa, juste devant la gare Demachiyanagi (ligne Keihan), avec une vue dégagée sur le Daimonji, selon Kanpai.fr. C’est aussi le secteur décrit comme « saturé dès la fin d’après-midi », avec un phénomène de prise de place qui commence plusieurs heures avant l’allumage. Pour une vue similaire avec moins de foule, la clairière derrière le sanctuaire Yoshida-jinja, proche de l’université de Kyoto, est une alternative citée par les habitants, selon No Tourists Japan.

Voir les cinq feux depuis un seul endroit est difficile en pratique. Le parc de Funaoka-yama permet d’en apercevoir jusqu’à quatre sur cinq (tous sauf le Toriigata), selon 2ponderful.com, mais la zone est mal éclairée le soir. Le parc du Palais impérial (Kyoto Gyoen), gratuit, offre une ambiance plus calme et familiale pour observer le Daimonji et le Hidari Daimonji. Côté formules payantes, les rooftops d’hôtels affichent des tarifs de quelques milliers à plus de 30 000 yens par personne : le Westin Miyako Kyoto propose par exemple une vue sur quatre des cinq feux à partir de 20 900 yens TTC au tarif membre, réservation conseillée deux à quatre mois à l’avance. L’observatoire de la Kyoto Tower, lui, adapte ses horaires ce jour précis (10h-18h30, dernière entrée 18h) pour proposer des billets dédiés à la soirée.

Détail rarement mis en avant : pendant l’heure du spectacle, toutes les lumières extérieures de la ville sont éteintes, de 19h50 à 20h50, à l’exception des quartiers de Yamashina et Fushimi, pour préserver le caractère cérémoniel et la visibilité des feux. Une fois les brasiers éteints, les transports en commun saturent sévèrement entre 20h50 et 22h : mieux vaut quitter son point de vue avant 19h00, ou au contraire patienter vingt à trente minutes sur place pour laisser la foule se disperser.

Points forts

  • Funaoka-yama, gratuit, permet de voir jusqu’à 4 feux sur 5
  • Toute la ville plonge dans la pénombre pendant une heure, un moment unique
  • Kyoto Gyoen, plus calme, convient bien à une sortie en famille
Conseil Pixidia : les drones sont formellement interdits ce jour-là, et le flash, les trépieds et les perches à selfie sont fortement déconseillés sur des berges non éclairées et bondées. Un simple appareil photo tenu en main suffit largement.

Les lanternes flottantes ne sont pas sur la Kamo : direction Arashiyama et l’étang Hirosawa

Étang boisé et calme dans les environs de Kyoto, à l'ouest de la ville
Photo par Hiroyuki Sen sur Unsplash

Deux cérémonies de toro nagashi, à l’ouest de Kyoto

Pont Togetsukyo, rivière Katsura ~1 700 ¥ la lanterne à Arashiyama Étang Hirosawa, temple Henjō-ji 19h-21h, les deux sites

Une confusion revient souvent : la tradition des lanternes flottantes (toro nagashi) associée à cette soirée n’a pas lieu sur la rivière Kamo. Les deux cérémonies se déroulent à l’ouest de la ville, dans le secteur d’Arashiyama-Sagano, selon Matcha et le Kyoto Shimbun.

À Arashiyama, les lanternes sont déposées sur la rivière Katsura depuis le parc de Nakanoshima, à l’extrémité est du pont Togetsukyo, de 19h à 21h, moyennant environ 1 700 yens par lanterne. Cette cérémonie, née en 1949 pour honorer les morts de la Seconde Guerre mondiale, permet aussi d’apercevoir le Toriigata s’embraser au loin. À l’étang Hirosawa, près du temple Henjō-ji, la cérémonie Henjoji Toro Nagashi coûte environ 1 000 yens par lanterne (commande acceptée jusqu’au 15 août) et atteint son apogée vers 20h20, lorsque les lanternes multicolores flottent sur l’eau en même temps que le Toriigata s’embrase, une combinaison décrite comme la plus photogénique par les témoignages recueillis sur place. L’accès se fait en 7 minutes à pied depuis l’arrêt de bus Yamagoe.

Les deux sites se prêtent bien à un « double programme » : observer un feu, le Toriigata par exemple, puis rejoindre l’une des deux cérémonies de lanternes, les deux se déroulant en simultané entre 19h et 21h dans le même secteur géographique.

Points forts

  • Deux sites distincts, aucun sur la rivière Kamo malgré ce que l’on lit parfois
  • À Hirosawa, l’apogée vers 20h20 combine lanternes et Toriigata en arrière-plan
  • Les deux cérémonies honorent aussi les défunts de la Seconde Guerre mondiale
Conseil Pixidia : pour l’étang Hirosawa, commandez votre lanterne avant le 15 août : les réservations de dernière minute ne sont pas garanties. Arashiyama, plus central, se combine facilement avec une balade dans la bambouseraie en journée.

Budget, transport et chaleur : ce qu’il faut anticiper

Points de vue publics : gratuits Hôtels Kyoto : +30 à 50 % pendant l’Obon Bus 5, 17, 100 ou Keihan, arrêt Demachiyanagi 30 à 35°C, alertes canicule fréquentes

L’essentiel de la soirée est gratuit : seuls les gomagi, ces bâtonnets de prière en bois de cèdre sur lesquels on inscrit un vœu, coûtent entre 300 et 400 yens selon le temple de collecte, les fonds participant à l’entretien des montagnes. Pour rejoindre le secteur, comptez les bus 5, 17 ou 100 depuis la gare de Kyoto (30 à 40 minutes), ou la ligne privée Keihan jusqu’à l’arrêt Demachiyanagi, le plus proche du point de vue le plus populaire.

Kyoto ne compte qu’environ 60 000 chambres d’hôtel, contre 180 000 à Osaka : la tension est réelle pendant l’Obon (13-16 août), avec des hausses de tarifs documentées de 30 à 50 %, parfois davantage sur les établissements les plus demandés. Réserver 3 à 6 mois à l’avance est recommandé pour un séjour centré sur le 16 août ; dormir à Osaka et faire l’aller-retour est une alternative valable. Une nouvelle taxe de séjour est entrée en vigueur le 1er mars 2026, avec un barème à 5 paliers allant de 200 yens (nuitée à moins de 6 000 yens) à 10 000 yens par personne et par nuit pour les établissements les plus haut de gamme : le détail complet de ces changements est à retrouver dans notre guide des nouveautés pour les touristes au Japon en 2026.

Comptez un budget quotidien indicatif de 10 000 à 15 000 yens par personne (environ 65 à 100 €) pour un voyage confortable, hébergement, repas et transports locaux compris. Les prix des vols Paris-Kansai varient énormément selon la période de recherche : mieux vaut retenir une fourchette large plutôt qu’un chiffre unique, et surveiller les tarifs plusieurs mois à l’avance. Côté météo, août est le mois le plus chaud à Kyoto, avec des maximales autour de 30 à 35°C et une humidité qui stagne dans la cuvette où se trouve la ville : le Japon déclenche des alertes officielles à la chaleur dès qu’un indice de risque élevé est prévu, et Kyoto ouvre des refuges climatisés lors des épisodes les plus intenses.

Points forts

  • Les gomagi (300 à 400 ¥) permettent d’inscrire un vœu et de soutenir l’entretien des montagnes
  • Les semaines d’épaule (8-12 et 17-21 août) affichent des tarifs d’hôtel bien plus abordables
  • Kiyomizu-dera propose une illumination nocturne spéciale les 14, 15 et 16 août
Conseil Pixidia : par forte chaleur et plusieurs heures d’attente debout sans ombre, privilégiez les boissons électrolytiques à la simple eau, et repérez à l’avance un point d’ombre ou un commerce climatisé où souffler entre deux points de vue.

Une soirée à vivre avec sobriété, et comment prolonger le séjour

Kyoto a battu un record de fréquentation touristique en 2025, avec 62,8 millions de visiteurs, dont 12,7 millions d’étrangers, selon une couverture de presse consolidée. Ce contexte de sur-fréquentation nourrit la charte municipale Kyoto Traveler’s Promise : ne pas jeter de mégots au sol, ne pas monter dans le bus avec de grosses valises, remporter ses déchets, privilégier les commerces locaux. Sur les lieux mêmes du Gozan no Okuribi, cette sobriété prend un sens particulier : aucune animation, aucun stand de nourriture, l’usage du saké en miroir des flammes et l’écriture des gomagi restent des pratiques spirituelles, pas un simple photo-op, comme le rappellent plusieurs témoignages de voyageurs ayant assisté à la cérémonie plusieurs années de suite.

L’affluence totale du Gozan no Okuribi reste difficile à chiffrer précisément : les estimations varient fortement selon les sources, de 28 000 à plus de 100 000 spectateurs toutes zones confondues, sans statistique officielle unique. Le 16 août 2026 tombant un dimanche, plusieurs sources locales anticipent une affluence plus dense que les années où l’événement tombe en semaine, les visiteurs pouvant rester dormir sur place sans contrainte de jour ouvré le lendemain.

Pour prolonger le séjour, le quartier d’Higashiyama, le plus dense en temples et rues historiques préservées, se prête bien à une exploration à pied entre Kiyomizu-dera et Gion. Les amateurs de gastronomie apprécieront notre itinéraire foodie 48h entre Kyoto et Osaka, ou un cours de cuisine privé à Kyoto pour rapporter un peu de ce savoir-faire à la maison. Les amateurs de fêtes du feu japonaises pourront aussi noter le Kurama Fire Festival, une procession de torches géantes le 22 octobre dans le village de Kurama, en périphérie de la ville : une expérience très différente, active plutôt que contemplative, mais qui prolonge la même fascination pour le feu rituel.

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Questions fréquentes

Quelle est la date exacte du Gozan no Okuribi 2026 ?

Dimanche 16 août 2026, avec l’allumage du premier feu, le Daimonji, à 20h00 précises. Cette date est confirmée par l’office du tourisme officiel de la ville de Kyoto et ne varie pas d’une année sur l’autre, contrairement à des fêtes calées sur un calendrier lunaire. Source : kyoto.travel.

L’événement peut-il être annulé en cas de pluie ?

Non. Le principe du « pluie décide » s’applique : la cérémonie a lieu même sous la pluie. Le dernier report partiel remonte à 1963, à la suite d’une crue exceptionnelle, et aucune annulation totale n’a été enregistrée en plus de soixante ans, hormis pendant la Seconde Guerre mondiale.

Faut-il payer pour assister au Gozan no Okuribi ?

Non, l’accès aux points de vue publics (berges de la Kamogawa, parcs, rues) est entièrement gratuit. Seules les formules premium (rooftops d’hôtels, restaurants, observatoire de la Kyoto Tower) sont payantes, de quelques milliers à plus de 30 000 yens par personne.

Peut-on voir les cinq feux depuis un seul endroit ?

C’est difficile en pratique. Le parc de Funaoka-yama permet d’en apercevoir jusqu’à quatre sur cinq (tous sauf le Toriigata), mais la plupart des points de vue au sol n’offrent qu’une vue sur un ou deux brasiers. Seules les formules hôtelières en étage élevé offrent une vue quasi complète.

Les lanternes flottantes ont-elles lieu sur la rivière Kamo ?

Non, c’est une confusion fréquente. Les deux cérémonies de toro nagashi se déroulent à l’ouest de la ville : à Arashiyama, sur la rivière Katsura près du pont Togetsukyo, et à l’étang Hirosawa, près du temple Henjō-ji. Les deux ont lieu de 19h à 21h, en parallèle des feux. Source : Matcha.

Combien de temps dure la cérémonie, et comment repartir sans être bloqué dans la foule ?

Environ cinquante minutes au total, de 20h00 à 20h50, chaque feu brûlant individuellement une trentaine de minutes. Comptez une soirée complète avec trajets, de 18h30 à 22h30. Les transports sont saturés entre 20h50 et 22h : partez avant 19h00, ou patientez vingt à trente minutes après l’extinction des feux pour laisser la foule se disperser.

Faut-il réserver son hôtel longtemps à l’avance pour cette date ?

Oui, 3 à 6 mois à l’avance est recommandé : les tarifs grimpent de 30 à 50 % pendant la période de l’Obon (13-16 août). Dormir à Osaka, mieux dotée en chambres, et faire l’aller-retour reste une alternative viable.

Le Gozan no Okuribi et le Daimonji, est-ce la même chose ?

Le terme « Daimonji » désigne à proprement parler le premier et le plus célèbre des cinq feux, celui qui dessine le caractère 大 (« grand »). Il est cependant souvent employé, y compris au Japon, pour désigner l’ensemble de la cérémonie, dont le nom officiel complet est Gozan no Okuribi.

Sources

Recherche effectuée le 6 août 2026.

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